La mauvaise com du ministère des affaires étrangères

affaires_etrang_resLundi 18 octobre 2009, 16h25, lasse de n'avoir jamais eu de réponse ni d'accusé de réception à plusieurs messages laissés sur différentes adresses web du ministère des affaires étrangères, je cherche sur le site du ministère le service qui pourrait me permettre d'avancer dans mes démarches.

Cherchant des partenariats à financer, je trouve, sur ce site, la page de la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats. A la rubrique coordonnées figure un numéro de téléphone que je m'empresse de composer dans l'espoir de pouvoir, enfin, établir un contact.

Le numéro indiqué n'est malheureusement pas celui du service, mais celui du standard. Je demande donc à la personne supposée m'accueillir au standard à être redirigé vers la direction souhaitée.

Il m'est alors répondu, sans diplomatie aucune, que le standard ne fait aucune mise en relation avec les services, mais seulement vers des personnes identifiées.

J'explique un peu surpris par le ton et le contenu, que je cherche à joindre le service, pour avoir un contact, raison pour laquelle, je ne dispose encore d'aucun contact.

Agacée que je me permette de m'expliquer, la standardiste m'informe qu'elle ne me passera aucun correspondant, que c'est une consigne, puis me raccroche brutalement au nez, sans m'avoir épargné un commentaire très personnel qui ne m'a pas semblé appartenir au langage diplomatique.

Cette seconde surprise passée et après un instant de réflexion sur l'utilité d'un site web et des coordonnées qui ne mènent à rien, je cherche, cette fois, toujours sur internet, le nom d'un conseiller du ministre qui pourrait me porter une oreille attentive. J'ai alors, sans difficulté, trouvé une correspondante courtoise et efficace, qui a immédiatement pris en considération ma demande.

Si nous étions dans une fable, la moralité de l'histoire serait : sans entrées au quai d'Orsay, s'adresser au cabinet du ministre, mais ne pas déranger les services du ministère !

Mais comme nous sommes dans la réalité, nous ne pouvons qu'attribuer une mauvaise note pour la communication du ministère, et évidemment un bon point pour le cabinet du ministre.