Randstad Awards 2012 : illusion statistique et réalité commerciale

Par Eric Jean Garcia

Le palmarès de la marque employeur française médiatisée de Randstad est sans doute un très bon "produit" de communication. Mais en regardant de plus près, on s’aperçoit assez vite de son caractère simpliste et discutable.

Ce mois-ci, les médias se font l’écho d’une enquête diligentée par Randstad dont l’objet est d’établir un palmarès de la "marque employeur" en France. L’Express publie un article de cinq pages, dont le titre, est : "Marque employeur : la crise change la donne". Le site du magazine Challenges affiche un papier intitulé "Pour qui rêvent de travailler les salariés français ?" Et le directeur de Randstad France est l’invité de BFM Business.

Le moins que l’on puisse dire est que ce sujet soulève beaucoup de curiosité et se présente donc comme un très bon "produit" de communication pour Randstad. Mais en regardant cette enquête d’un peu plus près, on s’aperçoit assez vite du caractère simpliste et même discutable d’un tel produit.

Reprenons l’objectif affiché de cette enquête. Il s’agit de noter l’attractivité relative de 224 employeurs français répartis en plusieurs secteurs d’activités. Pour ce faire, un "institut indépendant" nommé ICMA a interrogé un échantillon représentatif de la population des salariés et salariés potentiels de France. Mais pourquoi insister sur le caractère indépendant de cet institut alors qu’aucune précision concernant son adresse postale ou internet n’est mise en avant ? En fait, ICMA serait une PME belge spécialisée dans les enquêtes de satisfaction de clientèle et de personnel. Dans ce cas, ICMA n’est pas à proprement parlé un institut, mais une société commerciale. À ce titre, elle est un fournisseur de Randstad et leur relation ne serait pas aussi indépendante qu’on veut nous le faire croire...

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