La presse est-elle malade ?

lepoint2117_pepere_est_il_a_la_hauteurEn 2012, je déplorais sur ce blog l'attitude de la presse et ses UNE grossières sur le président de la république de l'époque, Nicolas Sarkozy. La situation n'a pas changé avec François Hollande, lui même sujet à des traitements qui ne relèvent ni de l'opinion, ni même de la caricature, mais d'une sorte d'invective.

 

N'y a t-il aucune différence entre attirer et racoller ?

 A observer la presse, notamment à travers ses UNE "populistes", j'ai peur de son incapacité à se renouveler, à s'analyser, à faire son autocritique. Elle donne le sentiment de chercher à amplifier les faiblesses du monde politique pour masquer les siennes ou pour vendre plus.

 

Attaquer plus pour vendre plus !

 La presse française a pris une grande part dans l'election du président de la république actuel. Etait-ce son rôle ? Elle a engrangé beaucoup de recettes en attaquant le précédent, était-ce sa mission ? Entre opinion, spectacle et survie, ou place-t-elle désormais sa déontologie ? Entre information et business, qu'est devenue la presse française en 2013 ?

Le 7 mai 2012, au lendemain de l'élection présidentielle,  j'écrivais sur ce blog :

"... la presse s'est engagée, elle a clairement pris parti, et elle a fait campagne pour François Hollande.

La presse va-t-elle continuer de soutenir son candidat aujourd'hui élu ? Va-t-elle le soutenir dans ses positions, dans ses réformes, dans sa gouvernance ? Va-t-elle insufler une énergie positive qui permettrait à la France de sortir de sa morosité ? ou va-t-elle au contraire prendre immédiatement ses distances, pour critiquer, attaquer et détruire ?

Alors premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dont on connait l'expertise en matière de communication, déclarait à propos du comportement de la presse vis-à-vis des politiques : " elle lèche, elle lache, elle lynche ".

Tous les communicants auront à présent intérêt à observer le comportement de la presse, sa capacité ou non à assumer ses choix politiques ? Sa volonté ou pas de faire preuve de déontologie ? Sa capacité ou non de retrouver le crédit qui semble lui manquer de plus en plus ? "

A l'époque, en écrivant ces lignes, ma conviction était que la presse était malade.

Aujourd'hui, elle ne semble pas aller mieux !

Frédéric Fougerat

Fondateur de DirComLeBlog