LA MARQUE EMPLOYEUR : BON PRODUIT DE COMMUNICATION
Randstad Awards 2012 : illusion statistique et réalité commerciale
Par Eric Jean Garcia
Le palmarès de la marque employeur française médiatisée de Randstad est sans doute un très bon "produit" de communication. Mais en regardant de plus près, on s’aperçoit assez vite de son caractère simpliste et discutable.
Ce mois-ci, les médias se font l’écho d’une enquête diligentée par Randstad dont l’objet est d’établir un palmarès de la "marque employeur" en France. L’Express publie un article de cinq pages, dont le titre, est : "Marque employeur : la crise change la donne". Le site du magazine Challenges affiche un papier intitulé "Pour qui rêvent de travailler les salariés français ?" Et le directeur de Randstad France est l’invité de BFM Business.
Le moins que l’on puisse dire est que ce sujet soulève beaucoup de curiosité et se présente donc comme un très bon "produit" de communication pour Randstad. Mais en regardant cette enquête d’un peu plus près, on s’aperçoit assez vite du caractère simpliste et même discutable d’un tel produit.
Reprenons l’objectif affiché de cette enquête. Il s’agit de noter l’attractivité relative de 224 employeurs français répartis en plusieurs secteurs d’activités. Pour ce faire, un "institut indépendant" nommé ICMA a interrogé un échantillon représentatif de la population des salariés et salariés potentiels de France. Mais pourquoi insister sur le caractère indépendant de cet institut alors qu’aucune précision concernant son adresse postale ou internet n’est mise en avant ? En fait, ICMA serait une PME belge spécialisée dans les enquêtes de satisfaction de clientèle et de personnel. Dans ce cas, ICMA n’est pas à proprement parlé un institut, mais une société commerciale. À ce titre, elle est un fournisseur de Randstad et leur relation ne serait pas aussi indépendante qu’on veut nous le faire croire...
Tribune complète sur : http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/management/rh/221144751/randstad-awards-2012-illusion-statistique-et-realite-com
LE POINT DE VUE DE DIDIER PITELET
Réseaux Sociaux et lien social : osons le vivre ensemble
En France 61% des salariés, toutes tranches d’âge confondues, sont sur Facebook (Cegos janvier 2012) dont prés de 100% des salariés 20 /25 ans. Twitter frôle les 6 millions d’utilisateurs en France. 92% des 15/17 ans ont un profil Facebook et déjà 64% des 11/13 ans…
Dans le monde, prés d’un milliard d’Etre Humains utilisent les réseaux sociaux…
Qui peut nier la réalité de la vraie vie du social média qui permet l’interconnexion permanente entre les individus et leurs parties prenantes. Avec l’explosion de l’internet mobile de surcroit « Ma Marque digitale » me suit partout…à commencer sur mon lieu de travail.
Et pourtant 64% des entreprises continuent à interdire l’accès des réseaux sociaux à leurs salariés et 80% des DRH pensent que les réseaux sociaux sont avant tout un outil parmi d’autres de communication et d’image.
L’entreprise et par-delà ses us et coutumes en termes de management, de communication mais aussi de business sont encerclés, voire submergés par des pratiques et des attentes qui lui sont totalement étrangères.
La fameuse génération Y a accompagné l’émergence des nouvelles technologies, la Z, dite « génération mutante » elle, est née connectée et commence à devenir référent d’une nouvelle relation à l’autre. Pour la première fois les enfants influencent le champ relationnel des adultes. Une première. Loin d’être une tribu de Geeks, la génération Z est par excellence « la generation.com » qui suit son KLOUT (comprenez son indice de sa supposée influence sur le net, issu du site klout.com créé en 2008 aux usa et qui prend en compte les activités de ses utilisateurs sur les réseaux sociaux).
Les postulats du social média vont à l’encontre même des interdits classiques et historiques du monde du travail : ils contournent les arcanes officiels au profit d’échanges directs, libres. Le partage et la transparence sont désormais le miroir de la fameuse formule tirée du bréviaire RH « ma richesse c’est les hommes ». La transversalité se substitue au top down ; l’interconnexion supplante le pouvoir traditionnel de la maitrise de l’information. Jusque là pyramidale, l’organisation de l’information devient synaptique, que l’entreprise le veuille ou non.
L’unité fondamentale, l’individu 2.0 transforme le rapport de force en sa faveur. Hier récepteur plus ou moins passif/actif, il devient à part entière émetteur autonome. Mieux, le 2.0 lui a fait prendre conscience que dans la cité comme dans le monde du travail, il devenait une Marque à part entière : poster un billet ou un tweet, c’est se confronter à son audience, son public.
La conscience de sa Marque individuelle rend l’individu 2.0 de plus en plus exigeant face au discours aseptisé de l’entreprise. L’individu 2.0 est devenu un citoyen de l’Agora digitale alors que l’entreprise 1/2.0 en est encore au discours de la maitrise des technologies. Personnal Branding contre discours creux et copié-collé…
L’appétence à un mieux vivre universel, exprimé un peu partout dans le monde, trouve dans le social média un terrain d’expression contagieux qui commence à pénétrer le monde clos de l’entreprise. Cette REVOLUTION est une opportunité formidable à saisir par les dirigeants et particulièrement par les DRH à un moment de la brève histoire de l’économie moderne où « le mal-être » n’a jamais été aussi présent dans nos organisations et en particulier les grandes.
Ce triste syndrome de la surproductivité, souvent dictée par les impératifs des marchés financiers, repose sur trois maux parfaitement identifiés que sont - le diktat du court terme qui « robotise » l’action et l’humain au profit de la quête de l’excellence dans l’exécution (y compris chez les managers) - l’interchangeabilité des dirigeants-salariés incapables, la plus part du temps, de bâtir un projet humain en parallèle de leur projet économique et surtout de l’incarner - le manque de reconnaissance qui inspire la démobilisation , le cynisme et le repli sur soi.
L’entreprise déshumanisée au sens du lien social n’est malheureusement plus un cauchemar redouté mais bien une réalité dans nombre de cas, même si le paraitre s’efforce de donner le change…
Le social média et en particulier les réseaux sociaux d’entreprise ouvrent une nouvelle ère pour la réhabilitation d’une humanité quelque peu oubliée, pour ne pas écrire perdue dans le monde professionnel : permettre aux ETRES HUMAINS qui cohabitent dans une entreprise de se donner à comprendre, de se donner à partager comme membre à part entière d’une vraie collectivité.
Là où les communautés se créent sur l’agora digitale, l’entreprise lieu de vie physique par excellence doit assumer ce statut communautaire en échos à sa MARQUE EMPLOYEUR, véritable Maillot identitaire. L’entreprise du XXIème siècle ne peut correspondre aux valeurs masculines historiques et traditionnelles (et de fait ringardes) du pouvoir mais doit devenir un lieu d’ouverture, de partage et d’expression, porter les valeurs féminines qui ne cessent de progresser depuis prés de vingt ans.
Un nouveau leadership va apparaitre : le Chef qui sait tout, qui voit tout, à qui allégeance fait loi de survie est mort. Il ne le sait pas forcément, fait de la résistance mais il ne fait depuis longtemps plus rêver personne. Les nouveaux leaders le seront par leur capacité à fédérer, à motiver, à être exemplaire. Parfaitement équilibrés cerveau droit, cerveau gauche, ils seront dotés du don d’ubiquité 2.0 et feront du partage le moteur de l’action collective.
Cette réalité qui va s’imposer progressivement à toutes les entreprises réhabilitera l’ADN de chacune, LA MARQUE ; d’elle dépendra le modèle tribal à revendiquer on et offline ; d’elle dépendra sa capacité à devenir son propre réseau social, sélectif par nature, généreux par définition.
Là où l’économie de marché a tué le lien social naturel, le fameux « Bonjour, comment vas-tu ?, le 2.0 va lui redonner vie. Là où les guerres d’égos et les concentrations de pouvoir ont supprimé l’intérêt collectif, le 2.0 va contribuer à ré-enchanter le récit entrepreneurial. Là où la médiocrité relationnelle des organisations et leur manque de générosité ont créé UNE FRACTURE DE SENS ET D’UTILITE, les salariés 2.0 vont réhabiliter le goût des autres. UTOPIE ? Bien sûr que non. RÊVE ? Encore moins. UNE EVIDENCE.
Bien sûr le chemin va être laborieux, bien sûr les obstacles à commencer par la frilosité des dirigeants seront nombreux, bien sûr des marchands du temple 2.0 vont proposer des solutions miracles (pour pas cher de surcroit) qui donneront bonne conscience tout en évitant une saine remise en question introspective… Mais une chose est sûre la génération mutante nous a déjà donné rendez vous !
A chaque entreprise de revendiquer son Vivre Ensemble, de le partager et de tout mettre en oeuvre pour mériter la fierté de ses Salariés. Un beau sujet 3.0.
Didier Pitelet, Président Fondateur de Moons’Factory
LE POINT DE VUE DE MOUSTAPHA BAIDY SOW
Le Community Management, nouvel outil de communication en interne
« Communiquer » c'est partager des savoir-faire, des informations, mais aussi et surtout un savoir-être commun et une culture.
Orale ou écrite, la communication interne est un élément indispensable au sein d’une entreprise. Longtemps concurrencée par les ressources humaines, son aspect primordial n’est plus à démontrer car elle s’inscrit dans la contribution à l’amélioration des prouesses de l’entreprise.
Communiquer en entreprise consiste à partager des techniques mais également une culture commune. La communication interne est donc aussi un outil de management qui a pour but de créer auprès des salariés un sentiment d’appartenance à une communauté où il est nécessaire de comprendre l’entreprise pour participer à sa croissance. Il faut donc informer l’intégralité des membres de l’entreprise, motiver les salariés, fédérer autour de projets communs… présenter les objectifs, les résultats de l’entreprise, ses orientations, ses valeurs…
Afin d’optimiser la communication en interne, différents canaux sont mis à la disposition des collaborateurs par les communicants. Les traditionnelles affiches, newsletter, journaux internes, laissent place aux outils web et audiovisuels (intranet, newsletter en ligne, web TV, chaine de télévision interne), événements etc. Dans la mesure où la communication interne a pour objectif de conduire l’innovation, un nouvel outil de communication interne, vient s’ajouter à ceux existants déjà : le « Community Management » ou animateur de réseaux sociaux.
Community Manager est un métier en pleine émergence dans beaucoup d’entreprises avec l’aide du web 2.0. L’apparition de ce nouveau poste au sein des départements communication représente un changement tant au niveau culturel qu’au niveau politique au sein des entreprises. La première communauté que doit gérer un Community Manager, n’est autre que celle de l’entreprise à laquelle il appartient. D’après Cedric Deniaud co-fondateur du cabinet conseil internet The Persuaders et gestionnaire du blog médiassociaux.com : « Un Community Manager a par définition un rôle de porte-parole. Il est la voix visible et audible sur internet de la marque ».
Le Community Manager a, par ailleurs pour mission de créer du lien social entre les différents membres de la communauté qu’il gère. Il semble donc aujourd’hui indispensable de communiquer auprès des membres en interne, auprès de la première communauté concernée par l’entreprise, via les réseaux sociaux, tout autant si ce n’est plus qu’en externe.
La communication interne peut elle aujourd’hui se passer des médias sociaux ? Assistons-nous à une disparition des outils de communication classiques au profit des médias sociaux ?
Une enquête mise en place par le cabinet Inergie et l’AFCI (Association française de communication interne) présentera en mars 2012 un état des lieux de la communication interne depuis 2009, évolutions, tendances… Des résultats à suivre qui seront susceptibles de bouleverser les prochains plans de communication et stratégies à mettre en place, tant en interne qu’en externe.
Moustapha Baidy SOW
SYNTEC CONSEIL EN RELATIONS PUBLICS
Les relations publics ont bougé leur Q
Il y a quelques mois, les agences du désormais « Syntec Conseil en Relations Publics » interloquaient en décidant de modifier le nom du syndicat pour une dénomination pourtant plus cohérente avec le métier et l’expertise des relations publics. Aujourd’hui, le terme « relations publics » bourgeonne, voir fleurit dans bien des cas, dans les articles de presse, les noms et la communication des agences, les écoles et les curriculum vitae, et est en marge de remplacer le désormais désuet « relations publiques ».
Si les relations publiques ont bougé leur Q, il s’agissait moins d’indiquer qu’elles avaient besoin de renouveler leurs pratiques qui n’ont eu de cesse d’évoluer, tout particulièrement au cours des vingt dernières années, que de modifier leur orthographe et de mieux faire comprendre les enjeux de leur métier.
Une erreur d’orthographe ?
Certainement, si l’on en croit les dictionnaires, l’abondance d’articles sur le sujet et même le correcteur orthographique des logiciels de traitement de texte. Cependant « Relations Publics » (ou Relations avec les Publics) est, sans conteste, une expression bien plus juste pour définir un métier qui vit encore souvent dans une méprise fondamentale quant à son objet, sa nature et même sa fonction dans l’économie.
Une traduction approximative remontant aux sources de la création de ce métier d’origine anglo-saxonne a corrompu sa définition et par là même son identité. L’expression « Publics Relations » ayant été interprétée de façon étonnante par l’expression « relations publiques » (en lieu et place de « relations publics ») exprimant, par là même, à peu près le contraire du champ réel de compétences à laquelle la profession tente (non sans difficulté) de se faire identifier dans les pays francophones. Car ces pays sont bien les seuls pays industrialisés au monde à laisser penser que les relations publiques se résumeraient, pour l’essentiel, à de l’événementiel avec, à la rigueur, quelques compétences dans la relation avec les médias.
Comprendre les relations avec les publics
L’expression relations « publiques » désignerait ainsi une activité qui consisterait à entretenir des relations dans un cadre public (quel intérêt ?), alors qu’il s’agit, en fait, de relations avec qu’il faut entretenir avec les « publics ». Des relations dans lesquelles il convient de savoir personnaliser le discours, d’être précis, pertinent et, bien souvent, persuasif. Entendez par là relations avec les parties prenantes (stakeholders) qui intéressent tout autant le monde des affaires que celui des institutions.
Quels publics ? L’ensemble des parties dont l’opinion et les attitudes ont une influence significative sur la bonne (ou mauvaise) marche de l’entreprise. Parmi ceux-ci on trouve naturellement les clients, les réseaux de distribution, les prescripteurs (incontournables dans les professions de santé, essentiels dans le bâtiment), les analystes (comment passer outre dans la finance ou dans le secteur des nouvelles technologies ?), les experts (parlez-en aux professions agro-alimentaires…), les media, les actionnaires, les collaborateurs (actuels et futurs), les associations militantes, les institutions et, en oubliant certainement beaucoup d’autres publics, la société civile dans son ensemble. Publics donc auprès desquels l’image et la réputation de l’entreprise est déterminante pour son succès.
Les Relations publics jouent ainsi un rôle critique en obtenant un avantage compétitif à travers, par exemple, l’ouverture de nouveaux marchés, l’attraction d’employés de grande envergure, l’accès à plus d’investissements, la création d’une plus-value pour les produits et les services, la gestion de la réputation et la protection des affaires en temps de crise. Toutes les organisations, qu’elles soient locales ou internationales, petites ou grosses, peuvent tirer profit des « relations publics ».
Une orthographe plus juste ?
On peut opposer le fait que l’expression « Relations publics » ne serait pas très fidèle aux règles de l’orthographe et de la grammaire. L’argument n’est pas dénué de fondement. Mais alors, que fait on des « relations investisseurs » ? Des « relations presse »? Ou encore des « relations médias ». Pourquoi dès lors ne pourrait-on parler de Relations Publics ? L’orthographe Relations « publics », de fait, est à la fois plus juste, plus explicite de nos métiers et beaucoup plus cohérente avec les expertises requises.
Il est temps que la France, à l’instar des autres pays industrialisés, réalise l’importance de l’expertise de la relation (le souvenir des Jeux olympiques manqués de 2012 est encore cuisant, et la victoire de certaines conquêtes industrielles encore proches). Cette prise de conscience passe par une modification d’orthographe et un changement d’appellation de « relations publiques » en « relations publics ». La profession a voté à l’unanimité le fait de « bouger le Q ».
A l’heure de la communication digitale, des médias sociaux, de l’e-réputation et des animations de communauté apportant de grands changements et offrant de nouvelles approches du métier, les agences de « Relations publics » ont ainsi saisi l’opportunité de clarifier leur expertise par une identité clairement définie dans leur nom.
Source : Culture RP http://culture-rp.com/2011/12/07/les-relations-publics-ont-bouge-leur-q/
L'AVIS D'UNE COMMUNICANTE ?
Communique ta mère
Souvenons-nous ensemble d’un adage des plus coquets qui bourdonne encore dans nos esgourdes de franchouillards : “c’est les cordonniers les plus mal chaussés…”
Si l’on passe la fragrance obsolète outrancière des mots utilisés dans cet idiome, l’on peut transposer cette maxime à notre élégante année 2011 et à ce joyeux métier qu’est celui de la communication !
Qu’y-a-t-il de pire qu’un communicant qui ne sait pas communiquer ?
Combien de campagnes de communication, de posters, de newsletters, de mails s’embourbent dans un budget étriqué sans avoir la chance d’avoir été pensé de façon efficace ?
Nombre de communicants dégoulinent de médias, de solutions de communication, de supports sans avoir au préalable pensé le message.
Une furieuse crise de tachycardie a atteint mes tympans lorsque récemment, à la suite d’une longue et fastueuse présentation sur une newsletter révolutionnaire concoctée par un chargé de communication fier comme Artaban, j’ai posé la question dont le vice ultime a poussé l’arrogant à confesser piteusement son erreur… « Si vous receviez cette newsletter, vous la liriez ? » « euh… non ! ».
Source : http://pamphletsduneconnasse.blogspot.com/
PRINT OU NUMERIQUE ?
Les mutations de la photo, ou les leçons d’une révolution numérique
Il aura suffit de quelques années pour que la photo argentique disparaisse (ou presque) au profit du numérique. Cette révolution qui s’achève a fait beaucoup moins de bruit que celle qui agite le monde des médias qui, à leur tour, sont confrontés au passage du support papier au virtuel. Dommage, car la mutation est désormais suffisamment ancienne pour qu’on puisse en tirer quelques leçons.
Le passage de la photo imprimée dont la production implique un coût, à la photo numérique qui n’en a pas, a eu pour première conséquence une très forte augmentation de la production d’images. Selon Marc Héraud, Secrétaire général du Syndicat national des supports d’image et d’information (SNSII), un propriétaire d’appareil numérique compact prend en moyenne actuellement 1.000 photos par an, soit exactement 10 fois plus qu’à l’époque de l’argentique. Comme l’information, la photo qui était rare est désormais omniprésente et a perdu une part de sa valeur.
C’est l’impression sur des supports physiques de tous ordres qui permet de redonner de la valeur aux images et aux professionnels du secteur d’envisager l’avenir avec optimisme.
Pour beaucoup de photographes amateurs, la photo papier est tout d’abord un support de stockage rassurant pour tous ceux qui s’inquiètent de la pérennité des supports numériques. C’est la revanche de la bibliothèque sur le disque dur.
Par ailleurs, l’impression des photos est aussi le moyen d’accéder à des sensations que n’offre pas le virtuel. Dans un article du « Nouvel Economiste » consacré à la photographie, Sophie Catonné, responsable marketing de Smartphoto souligne que « la consultation d’une photo papier suscite une satisfaction incomparable à celle d’un visionnage sur ordinateur » et fait une comparaison entre la lecture d’un magazine en ligne et du même titre imprimé. D’un côté, l’information efficace mais froide, de l’autre, l’émotion et la polysensualité.
La fonction de stockage et la dimension émotionnelle de la photo imprimée sont à l’origine de nouveaux usages qui induisent de nouveaux supports : l’achat de tirages livrés en vrac dans une triste boîte est en chute libre, mais les ventes d’albums et de calendriers s’envolent, car ces nouveaux supports permettent de raconter une histoire. Et lorsque la photo devient un élément de décoration ou un moyen de personnaliser des objets, c’est toujours le support physique qui augmente la valeur perçue.
Dernière leçon pour les professionnels des médias imprimés : la revanche du papier n’a été possible que parce que les professionnels de la photo ont multiplié les moyens d’accès au support physique, de l’impression à domicile au magasin en passant par les bornes et les commandes en ligne.
Bernard Petitjean et Corinne da Costa
Retrouvez cette tribune sur le blog Culture RP : http://culture-rp.com/2011/10/14/les-mutations-de-la-photo-ou-les-lecons-d%e2%80%99une-revolution-numerique/
COUT DE PUB
Que deviendra la pub demain ?
Deux projections opposées. Scrupuleusement écologiques et éthiques, les baskets franco-brésiliennes Veja coûtent huit fois plus cher à fabriquer que des baskets ordinaires. Pourtant, le consommateur les paye le même prix.
Par quelle magie ?
Veja refuse la pub, l'estimant dépassée (c'est sa manière d'en faire, dans les réseaux hyper branchés). Or, le budget com' des baskets ordinaires multiplie leur prix de revient par huit. Cela aboutit donc au même.
Mais d'autres organisations, non moins éthiques, découvrent tout juste la publicité. Les Chiffoniers d'Emmaüs, par exemple, dont le nouveau slogan dit : "Donner une touche vintage à mon salon, et plus de sens à ma conso : j'emmaüs"!
Source : Magazine Nouvelles CLES - Les carnets de Patrice Van Eersel - octobre 2011
LA SEO DEMOCRATIE ?
La démocratie en référencement ?
C'est en lisant dans le Journal du net la Tribune* de Frédéric Fougerat intitulée "le pouvoir est sur le net" que cette question s'est posé à moi comme une évidence : quelle est la place du référenceur au sein de ce pouvoir ? Quel rôle joue t'il ?
Pour Frédéric Fougerat, directeur de communication, le net délégitime peu à peu les sources de pouvoirs traditionnelles : pouvoir politiques, pouvoirs médiatiques traditionnels sont aujourd'hui affaiblis par la montée en puissance des réseaux sociaux qui, toujours selon lui, redonnent parole et pouvoir à ceux qui veulent s'impliquer, s'exprimer.
Parmi ces derniers, une hiérarchie se forme entre ceux qui commentent et suivent l'actualité et ceux qui tentent activement d'"influencer" la façon dont celle-ci est perçue. Ce sont les blogueurs populaires, les citoyens experts...
Mais que dire alors des professionnels du web et plus particulièrement des référenceurs, des community managers, des prestataires en e-réputation ? Leurs capacités à moduler une page de résultats de recherche (certes la science du référencement** n'est pas exacte...), à fédérer une communauté (là encore c'est pas simple...) à mettre en valeur certains contenus plutôt que d'autres, ne leur donnent elles pas un rôle crucial, central dans la diffusion, l'accession à l'information. Quel est leur place dans ce soit disant nouveau pouvoir qui se fait jour ?
Le web, un nouveau pouvoir ? Les professionnels de l'Internet en deviendraient ils alors son bras armé ? Certes, l'internaute "non professionnel" n'est pas une simple poupée, mais la notion de visibilité de l'information place le SEO en juge de paix alors que la question de son interprétation positionne le community manager, l'e-influenceur en première ligne. On est encore loin d'une révolution sociale par les réseaux sociaux...
* Tribune de Frédéric Fougerat : http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/49231/le-pouvoir-est-sur-le-net.shtml
** La science du référencement : http://www.expertise-en-referencement.com/science-referencement.html
Source : http://www.expertise-en-referencement.com/seo-democratie-referencement.html
LA TRIBUNE D'ISABELLE BARRALIS
L’Ipad : the Paper killer…
La chaine graphique et tous les corps de métier la constituant ont évolué à vitesse grand V sur ces 15 dernières années. Beaucoup de métiers ont disparu, à commencer, par les photocomposeurs, les photograveurs, les chromistes, les coursiers. Avec cette évolution technologique : internet, le développement des logiciels... un maquettiste peut à lui tout seul, faire sa mise en page, sa composition, ses retouches photos et sa préparation gravure….
Mais il n’y a pas que les métiers qui ont changé, les supports aussi ont évolué avec l’arrivée d’internet; les sites ont fleuri comme dans un champ l’été ! les CD, les clefs USB, certains pensaient que le papier résisterait tout de même à cette envolée technologique. Une société qui se respecte aura toujours besoin d’un site dynamique, mais en fond la présentation d’une belle plaquette donnera tout de même du « relief ».
Je suis au regret d’annoncer très clairement que l’arrivée de l’Ipad est définitivement le début de la fin… Plus besoin de site, de brochures, de clef ou même de cd ! On crée des applications, elles se mettent à jour automatiquement, les couleurs sont superbes, les animations ne laissent pas de « marbre »* et pour couronner le tout, l’Ipad est vite rentabilisé, on télécharge, on consulte…peu encombrant, dynamique... que souhaiter de plus, pour donner envie ?
Un conseil, profitez des vide-greniers pour liquider vos clefs usb et vos CD, visitez une dernière fois l’atelier de votre imprimeur…
Que l’on se rassure, on aura toujours besoin d’un journal papier…. pour tuer les mouches…
Isabelle BARRALIS, directrice de l'agence Athanor Communication
* Marbre : table en fonte utilisée au « moyen-âge » par les imprimeurs pour poser ou composer les impositions.
LA THEORIE DU MAIL EXISTENTIEL
La théorie du mail existentiel
Le mail existentiel est une pathologie sérieuse de notre délicieux 21e siècle…
Il s’anime pour compenser un surmoi trop grignoté par les vaseuses vannes de vos collègues un tantinet requins…
Il prend vie pour justifier la demande d’augmentation que vous avez stratégiquement modelée depuis 2 ans déjà…
Il se répand pour vomir votre prénom à la gueule d’un patron qui s’obstine à vous appelez Brigitte alors que vous, c’est Julia, ou pire, Benjamin !
Attention, le mail existentiel est vicieux et stratégique, il revêt des formes subtiles et fourbes. La perfidie de son vocabulaire, de sa forme, de sa longueur et de ses horaires n’a d’égal que la sournoise intelligence avec laquelle il est mesquinement jeté dans les boîtes mail.
Le mail existentiel est le format moderne de l’insatiable besoin de l’homme de prouver qu’il est utile ! Quoi de condamnable après tout puisque si on tente de réfléchir aussi vigoureusement que ce cher et tendre Baudelaire, « Dieu est le seul être qui, pour régner, n’a pas besoin d’exister. »
Extrait : Pamphlets d'une connasse
Source : http://pamphletsduneconnasse.blogspot.com/2011/01/theorie-du-mail-existentiel.html

