ORIGINE DU MOT COQUILLE EN TYPOGRAPHIE
Couille ou coquille ?
Plusieurs légendes circulent sur l'origine du mot « coquille » en typographie. La coquille Saint-Jacques, symbole des pèlerins, était l'emblème de nombreux imprimeurs. On a pu y voir un symbole de rachat, de purification, donc de correction après une faute. En même temps, le mauvais côté des coureurs de routes, qui avait fait nommer Coquillards des gens promis au gibet, suggérait directement la faute. Les imprimeurs lyonnais s'appelaient eux-mêmes Suppôts du Seigneur de la Coquille, la coquille étant souvent une joyeuse farce. Selon l'une de ces légendes, suite à une délibération sur le calibrage des oeufs de poule à l'Assemblée nationale, le Journal officiel publia le texte avec une erreur typographique : la lettre « q » fut omise dans le mot « coquille », prenant alors la forme « couille », qui désigne vulgairement un testicule.
Dans les deux cas, « couille » aussi bien que « coquille » sont restés pour parler d'une bourde, d'une erreur, même si le second est considéré comme plus convenable.
Toutefois, le terme apparaît dès 1723, dans La Science pratique de l'imprimerie de Fertel.
Source : http://fr.wikipedia.org
L'ARGOT DE L'IMPRIMEUR
Un polichinelle
Cette représentation réduite d'un document mis en page permet de visualiser l'aspect final de l'ouvrage avant l'étape de production. Un secret de plus levé en typographie !
Extrait de la newsletter kock&vous N°4 : http://www.imprimerie-koch.fr/
ARGOT DE L'IMPRIMEUR
Amphibie
Se dit de l'ouvrier typographe qui excerce - en même temps - l'activité d'imprimeur et de correcteur...Il peut être véhiculé mais n'est nullement capable d'évoluer sous l'eau.
Source : Newletter Kock&Vous N°3
LE CARACTERE GARAMOND
Le cararctère typographique Garamond
Le Garamond est l'un des caractères les plus mythiques de la typographie. Abondamment copié et interprété depuis sa création vers 1532, il est disponible aujourd'hui en de nombreuses versions dont les différences trouvent leur explication dans un savoir-faire ancien, la gravure de poinçons typographiques.
Extrait du blog : http://www.affaire-esperluette.com/polices.htm
Page de l'extrait : http://www.affaire-esperluette.com/polices/polgaramontreedition.htm
FAUT-IL METTRE DES ACCENTS SUR LES LETTRES CAPITALES ?
On met des accents sur les capitales
"On ne met pas d'accent sur les majuscules" fait partie de ces idées reçues qui ont la vie dure et qui n'ont plus de raison d'être, un peu comme "on ne coupe pas la salade dans son assiette" qui a marqué l'éducation de nos grands-parents.
Ne pas couper la salade dans son assiette vient de l'époque où, l'acier inoxydable n'étant pas encore inventé, le vinaigre de la sauce noircissait les lames de couteaux. Pour éviter cet inconvénient ménager, on érigea cette règle de "bonne éducation". Aujourd'hui, si cette règle a perdu sa raison d'être depuis l'apparition des couteaux en inox, cette idée reçue reste quand même dans la tête des gens car, entre temps, elle est devenue synonyme d'être "bien ou mal élevé".
En typographie française, et depuis le courant du XVIème siècle, on met les accents sur les bas de casse et sur les capitales (il n'y a pas à faire de différence entre l'accentuation des minuscules et des majuscules: c'est la même règle qui s'appliquent dans les deux cas de figure) pour traduire les subtilités de la prononciation et éviter les contresens.
Pour des raisons techniques est apparue, à la fin du siècle, l'impossibilité d'accentuer les capitales :
- en imprimerie, les machines composeuses (nouvelles machines de composition de "labeur" qui fondaient des lignes de caractères, soit par lignes-blocs de plomb: Linotype pour la presse; soit par lignes de caractères séparés: Monotype pour le livre), étant de conception anglo-saxonne, ne comportaient pas de capitales accentuées, puisque la langue anglaise n'en comporte pas;
- et dans les secrétariats, dès leur apparition, les machines à écrire (alors à frappe mécanique) ne comportaient pas de capitales accentuées non plus, car ell étaient, elles aussi, de conception anglo-saxone.
Référence : Manuel de typographie française élémentaire - Yves Perrousseaux http://www.adverbum.fr/index.php?&moid=12&oid=T001:9aee594052d67bb2003bcd06ca98c378&tplentry=br&function=display&insidefile=livre_detail.html&rub=T003:01ede6b1d62ec5c094ad3ad1a3c3faf3
QUEL NOM POUR LE SIGNE : "&"
& est une esperluette, esperluète ou perluète
& est un nom féminin. Ce signe typographie se lit « et ».
Utilisé en imprimerie jusqu'au 19ème siècle à la place de la conjonction de coordination "et", l'esperluette a ensuite été considérée comme un "et" commercial. France Telecom en avait même fait un élément semi-figuratif de son logo.
L'esperluette pourra également s'ecrire esperluète ou perluète. Esperluette restant toutefois le nom d'usage le plus commun par les professionnels de la typographie.
En savoir plus :
http://www.langue-fr.net/index/P/perluette.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perlu%C3%A8te
DOIT-ON ACCENTUER LES CAPITALES ?
La réponse est : oui, oui, oui et encore OUI !
Orthographiquement, l’accent est obligatoire sur les capitales — le non professionnel parle alors dans ce cas de majuscules accentuées. Il n’existe pas d’autre règle prônant le contraire. Pourquoi alors, devrait-on les éliminer en typographie ? L’absence d’un accent sur une capitale ralentit la lecture d’un mot ou d’une expression entière et fait invariablement hésiter sur sa prononciation et même sur son sens.
Exemples :
UN TRES JOLI MODELE (modèle ou modelé ?)
LE VOLEUR TUE DANS SA FUITE (tue ou tué ?)
IL EST INTERNE DANS UN HOPITAL (interne ou interné ?)
J’AIME LES BISCUITS SALES (sales ou salés ?)
LE PALAIS DES CONGRES (congres ou congrès ?)
GISCARD CHAHUTE A L’ASSEMBLEE (chahute ou chahuté ?)
LES ENFANT LEGITIMES (légitimes ou légitimés ?)
L’AUGMENTATION DES RETRAITES (retraites ou retraités ?)
Alors... Pourquoi ne le fait-on pas systématiquement ?
- Parce que certaines idées reçues ont la vie dure et qu’il est plus facile de croire à ce que l’on nous dit plutôt que de chercher à connaître la bonne règle !
- Parce que, à la fin du siècle dernier, les premières composeuses dans les imprimeries et les machines à écrire, d’origine anglo-saxonne, ne comportaient pas de capitales accentuées (la langue anglaise n’en comporte aucune).
- Parce que pendant de longues années certains imprimeurs typographes, peu scrupuleux des règles en vigueur dans leur profession, éliminaient les accents des capitales afin de respecter plus facilement l’interlignage d’une composition.
- Parce que l’on s’est habitué, dès lors, à ne plus “voir” de capitales accentuées et ce qui a pour origine un problème uniquement technique est devenue une “pseudo-règle” typographique que seuls les ignorants prônent encore !
Remarque 1 : cette situation n’ira sans doute pas en s’arrangeant car la plupart des polices (gratuites) que l’on trouve sur internet sont très souvent d’origine anglo-saxone. Malheureusement les accents courants utilisés en France y sont totalement ignorés. Si vous êtes graphistes téléchargez, si possible et de préférence, des polices correctement accentuées ! et... accentuez vos capitales !
Remarque 2 : quoi qu’en disent les gens qui “savent” mieux que vous — professionnel — et ceux qui ne trouvent pas ça “joli”, la préposition “à” en majuscule au début d’une phrase s’écrit donc obligatoirement avec un accent : “À”.
Exemple : À quinze heures cet après-midi...
Remarque 3 : lorsque vous “oubliez” d’accentuer vos capitales, ayez une pensée, non seulement pour les lecteurs français, mais aussi pour les étrangers déchiffrant notre belle langue sur des panneaux indicateurs ou des dépliants touristiques.
Extrait du site du studio de création Deluxe Avenue http://www.deluxeavenue.com/typo_erreurs_cap.php
L'EMPLOI DES CAPITALES DANS LES TITRES DISTINCTIFS
Président ou président ?
Les dénominations d'une dignité, d'une charge, d'un grade ou d'une fonction sont des noms communs. Dans le texte d'un article, d'un rapport, d'une brochure, d'une convocation ou même d'un de ces multiples cartons d'invitation, ils s'écrivent par conséquent en bas de casse et sans capitale initiales :
- le cardinal de Paris,
- le général de brigade,
- le préfet de l'Aube,
- le ministre de l'Education nationale,
- le président du conseil général (Président est un nom commun, au même titre que le concièrge ou les femmes de ménage du conseil général).
Par contre, en tête d'une lettre, on portera la capitale initiale car il s'agit, dans ce cas précis, d'une formule de politesse :
Monsieur le Maire, Monsieur le Président...
Référence : Manuel de typographie française élémentaire - Yves Perrousseaux http://www.adverbum.fr/index.php?&moid=12&oid=T001:9aee594052d67bb2003bcd06ca98c378&tplentry=br&function=display&insidefile=livre_detail.html&rub=T003:01ede6b1d62ec5c094ad3ad1a3c3faf3
NE TIREZ PAS SUR LES TIRETS
Le tiret peut être court, médian ou long
Savez-vous qu'il existe trois sortes de tirets ? dans votre vie professionnelle, vous n'en utilisez souvent qu'un seul type, d'autant plus que certains traitements de texte ne les distinguent pas.
Le tiret court
C'est le trait d'union qui sépare deux mots dans un nom composé. Il est collé aux deux mots. Exemple : C'est-à-dire.
Le tiret médian
C'est celui des listes ou des incises. On doit mettre un espace entre le tiret et l'élement de la liste. Exemple :
- les fautes à éviter,
- les erreurs trop fréquentes,
- les pièges de la langue française.
Exemple : La société était récente - deux ans à peine - mais était déjà très prospère.
Le tiret long
C'est le tiret employé pour marquer des dialogues. Exemple :
Durand. - Qui est intéressé par du champagne bon marché ?
Martin. - Il est aussi éventé que ton rosé de l'an dernier.
Source: "Je suis nul en orthographe" - Auteur : Jean-Michel Oullion - Editions : Les carnets de l'info
B COMME ...
Bas de casse
Le caractère que nous appelons "minuscule" dans notre langage courant, se nomme en réalité "bas de casse" en typographie, car on le trouve tout simplement dans le bas de la casse typographique.
Abréviation : bdc.
Autres termes employés : minuscule, lower case.
Source : http://www.deluxeavenue.com/typo_b.php

