POUR FRÉDÉRIC FOUGERAT, LA GRANDE HEURE DE LA COMMUNICATION EST ARRIVÉE
Avec l'intelligence artificielle : Faire illusion ou faire profession ?
Depuis toujours, un étrange malentendu entoure les métiers de la communication.
Le communicant serait-il encore considéré comme un imposteur ? Sinon, pourquoi chacun pense-t-il pouvoir le remplacer ?
Pourquoi tant de personnes s’autorisent-elles à donner leur avis sur ses réalisations, à suggérer ses messages, à dicter son travail ?
Comme si la communication était une compétence universelle.
Comme si un compte LinkedIn, quelques certitudes, un outil d’IA et une opinion suffisaient à replacer les compétences et l’expérience d’un professionnel.
Alors, d’où vient ce déficit de considération ?
✔️D’une méconnaissance du métier et de ses enjeux ?
✔️D’un manque de reconnaissance ou de valeur des formations, des écoles, des diplômes ?
✔️D’un déficit de confiance de certains dirigeants envers leur équipe communication ?
✔️Ou parfois, reconnaissons-le aussi, d’un manque d’exigence, de rigueur, chez certains communicants, ou de professionnalisme chez d’autres parachutés dans la fonction Com ?
L’intelligence artificielle ne crée pas ce débat. Elle le révèle. Et l’accélère.
Oui avec l’IA, certains choisiront une communication rapide, low cost, standardisée, à faible impact. Une communication qui fera illusion. Ou donnera l’illusion de communiquer.
Mais l’illusion ne construit ni une réputation, ni une image, ni une préférence durable.
Face à cela, la singularité des professionnels de la communication pourrait enfin apparaître avec évidence :
✔️L’expertise.
✔️L’exigence.
✔️La cohérence.
✔️Le discernement.
✔️La compréhension des enjeux.
✔️La capacité à construire du sens, protéger une réputation, engager des publics…
L’IA ne remplace pas les compétences du communicant. Elle les amplifie.
Pour les communicants professionnels, l’IA n’est pas une menace. Elle serait plutôt un catalyseur de sa véritable valeur ajoutée.
Car au fond, qui préférera durablement confier son image et sa réputation à des amateurs qui jouent avec l’IA, plutôt qu’à des professionnels augmentés par l’IA ?
À l’ère de l’intelligence artificielle, la grande heure des communicants est peut-être arrivée : faire illusion ou faire profession ?