LA COM DE CRISE : LA COMMUNICATION DE L'ÉMOTION
Gérer une communication de crise, c’est gérer des émotions
En communication publique ou communication politique, vouloir minimiser un fait d’actualité est toujours un pari risqué.
Les communicants peuvent miser sur deux scénarios :
1️⃣ L’actualité emporte le sujet, rapidement remplacé par une autre information. Le sujet sensible disparaît alors du radar médiatique.
2️⃣ Plus délicat : le sujet s’installe dans le débat public, porté par la médiatisation et les réactions qu’il suscite. Dans ce cas, le silence ou la minimisation produisent souvent l’effet inverse de celui recherché. L’absence de prise de parole alimente le doute, une parole peu engagée paraît suspecte. Les deux fragilisent la crédibilité et ouvre la voie aux interprétations.
Ce qui devait apaiser peut alors aggraver la perception de la situation : suspicion sur les intentions, sentiment de manque d’empathie, de mépris, voire impression de manipulation.