POUR FRÉDÉRIC FOUGERAT : L'IA GÉNÈRE MAIS ELLE NE SAIT PAS POURQUOI
L'IA sait produire, mais elle ne sait pas penser le sens
Aujourd’hui, notamment dans la communication, l’intelligence artificielle impressionne de plus en plus.
Elle écrit. Elle synthétise. Elle reformule. Elle produit vite. Très vite. Parfois même mieux que certains humains.
Mais derrière cette puissance, une limite fondamentale demeure.
L’IA génère. Mais elle ne sait pas pourquoi elle génère.
L’IA sait produire. Mais elle ne sait pas penser le sens.
En communication, même si rien n’est possible sans une histoire à raconter (ContentIsKing), la première question n’est jamais : Qu’est-ce qu’on va dire ?
La première question est toujours :
Pourquoi ? Afin d’être capable de répondre à une intention. L’intention de communication !
C’est là que tout commence.
Le rôle d’un communicant n’est donc pas seulement de produire du contenu.
Son rôle premier est de produire de l’intelligence.
Ces qualités et compétences doivent lui permettre de :
✔️Comprendre un contexte.
✔️Lire entre les lignes.
✔️Décoder les émotions.
✔️Anticiper les réactions.
✔️Saisir les non-dits.
✔️Faire des choix et s’engager.
Bref : donner du sens. Et le sens ne se génère pas. Il se construit.
L’intelligence artificielle n’a ni intuition, ni conviction, ni intelligence émotionnelle.
Elle peut assister, accélérer, optimiser, augmenter... Mais elle ne remplacera jamais ce qui fait notamment la valeur d’un communicant : sa capacité à comprendre l’humain.
En revanche, il faut être lucide : si l’IA ne remplacera pas les communicants, ce sont les communicants qui utilisent l’IA qui remplaceront ceux qui ne l’utilisent pas.
L’enjeu n’est donc évidemment pas de résister à l’IA, mais de savoir quoi en faire. Et surtout, pourquoi.