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COMMUNICATION OU BUSINESS : COMMENT EXPLIQUER LA RSE AU MANAGEMENT

RSE : opportunité ou menace pour le business ? Ne laissez pas d’autres décider !

Frederic Fougerat - Positive FoodPrint Plan

La responsabilité sociétale ou sociale des entreprises est aujourd’hui partout. D’abord essentielle pour la planète et ses habitants, la RSE est désormais vitale pour les entreprises. Enjeu de progrès pour certaines, élément marketing pour d’autres, la RSE est aussi un sujet très sensible pour leur réputation. Pour comprendre et anticiper les risques réputationnels et business liés à la RSE, il faut déjà savoir de quoi on parle et à qui on s’adresse, mais aussi savoir identifier les menaces qui pèsent sur les entreprises.

En matière de communication, il faut parfois savoir se taire, mais aussi être capable d’entendre ce qui n’a pas été dit. En matière de RSE, l’entreprise ne peut pas/plus se contenter d’intentions, de bonnes pratiques ou de politiques. Elle doit aussi être lucide sur les risques extérieurs, importants mais complexes à évaluer, qui peuvent nuire gravement à sa réputation et donc, par extension, à son business !

Un changement fondamental de culture

Au fil des générations, l’entreprise a donné l’impression d’être uniquement guidée par ses profits, parfois au mépris de certaines valeurs, au détriment de la société et de l’environnement. Mais les temps ont changé. Alors qu’hier, c’est le monde des affaires dont les décisions pouvaient impacter l’environnement, aujourd’hui, c’est l’environnement qui peut avoir un impact sur les affaires.

Nous sommes face à un changement fondamental de culture, que les dirigeants doivent prendre en compte dans leurs stratégies futures. La RSE devient la norme à mesure que les entreprises les plus avancées placent la durabilité au cœur de leurs activités, afin de créer de la valeur pour leurs activités comme pour la société. Aujourd’hui, il n’est plus possible d’ignorer la RSE. Elle compte dans le développement des entreprises.

La RSE n’est ni pour, ni contre l’entreprise

Quand on parle de RSE, de quoi parlons-nous ?

La RSE, c’est la gestion des processus opérationnels de l’entreprise en vue d’avoir un impact positif sur la société. La RSE n’est ni pour, ni contre l’entreprise. Il s’agit concrètement pour l’entreprise de réduire son empreinte environnementale, d’améliorer ses standards sociaux et d’être à l’écoute de ses parties prenantes.

Illustrons la RSE par une simple expérience issue du quotidien dans la restauration scolaire : si pendant une semaine, il est demandé aux enfants d’une école de collecter et conserver le pain qu’ils n’ont pas mangé à la cantine, à la fin de la semaine, ils récupèreront un volume de pain suffisant pour les nourrir de sandwiches pendant tout un week-end.

Ce résultat démontre, entre autres, que les quantités peuvent être optimisées. En adaptant les portions aux besoins réels, on peut, dans ce cas, réduire le gaspillage alimentaire, et avoir un impact significatif sur l’environnement, avec moins de matières premières utilisées, moins d’énergie consommée, notamment pour la cuisson, moins de travail effectué inutilement…

À qui s’adresse l’entreprise quand elle parle de RSE ?

À ses clients. Il ne suffit plus de vendre des produits ou des services de qualité. Le concept doit également être à la hauteur. À mesure que les clients prennent conscience des enjeux sociétaux globaux, ils deviennent de plus en plus sensibles à la RSE, et l’intègrent comme critère de choix dans leurs actes d’achats.

À ses collaborateurs. Aujourd’hui, les salariés attendent plus de leur employeur qu’une simple feuille de paie. Ils sont en quête de sens. Leur travail doit désormais leur procurer un sentiment de fierté, une raison de se lever le matin pour rejoindre une entreprise aux valeurs compatibles avec les leurs. Pour attirer les meilleurs candidats et entretenir la motivation et l’engagement des équipes, une stratégie RSE volontariste et compréhensible est désormais indispensable.

Aux agences de notation extra-financières. Les clients suivent leurs recommandations, et la RSE est donc désormais un point de référence incontournable pour les décideurs.

Enfin, elle doit aussi s’adresser aux pouvoirs émergents qui influencent la société. Je veux parler des ONG et des médias, en insistant plus spécifiquement sur les ONG politiciennes et les journalistes hostiles, qui peuvent impacter la réputation d’une organisation et de ses dirigeants.

Comprendre le fonctionnement de ces ONG politiciennes

Il est vital de bien comprendre le fonctionnement de ces ONG politiciennes. Elles se répartissent en trois catégories : celles qui connaissent votre entreprise, celles qui ne la connaissent pas encore, et celles qui veulent lui nuire. Pour elles aussi, la RSE est un business. Pour nous, qui devons adapter nos relations et nos réactions, ce serait une grave erreur de sous-estimer leur pouvoir et leur influence.

Avec ces ONG politiciennes, les entreprises font face à des activistes professionnels s’appuyant sur des organisations redoutables, des formations intensives et des objectifs ambitieux. Si leur but est de faire changer la société et évoluer les opinions, ce qui est bien sûr généralement bénéfique pour tous les citoyens, c’est aussi pour elles un business. Ne l’oublions pas.

Elles cherchent à choquer et émouvoir. Elles sont extrêmement professionnelles et utiliseront chaque opportunité afin de gagner en visibilité et lever plus de fonds pour financer leurs actions. Face à elles, beaucoup d’entreprises restent bien trop naïves.

Affronter certains médias hostiles

En plus des ONG politiciennes, il faut également affronter certains médias hostiles. Eux aussi font du business, ne soyons pas naïfs là aussi ! Sur la base d’un seul article ou reportage négatif partagé en masse, une entreprise peut être discréditée, et les clients fuir du jour au lendemain.

Enquêtes sous couverture, de préférence avec caméras cachées infiltrant sièges sociaux, usines et entrepôts, pour faire sensation avec des images volées, accompagnées d’informations supposées confidentielles, révélées par de vrais-faux employés généralement mécontents, tous les coups semblent permis pour arriver à leurs fins et pour dramatiser leurs conclusions rédigées à l’avance.

Ils peuvent parfois même s’assurer que les entreprises ciblées n’aient pas le temps de répondre, ou de préparer des réponses, à leurs demandes express, pour pouvoir ensuite les accuser de manque de transparence ou de collaboration. Dans ce cas, leur objectif n’est évidemment pas de comprendre ou d’expliquer, mais simplement de relayer un point de vue hostile, qu’il ne faudrait pas venir contrarier par des informations factuelles, voire des preuves qui contrediraient un reportage ou un article à charge.

Prendre conscience des risques et s’y préparer

Que faire face à ces risques ? D’abord, les entreprises doivent en prendre conscience et s’y préparer. Pour tenter de garder un temps d’avance, elles doivent former certains collaborateurs et dirigeants, et être prêtes à travailler dans le cadre d’une gestion de crise. Pour la communication, elles devront utiliser des arguments simples et marquants, et ne jamais perdre de vue les messages clés en répondant aux questions posées. Une bonne pratique de la communication de crise s’impose.

Ensuite, il est impératif de rester humbles. Face à une vision idéaliste de la société, soyons clairs, l’entreprise aura toujours le mauvais rôle. Pour toutes ces raisons, il est indispensable de se mettre à penser RSE, acheter RSE, vivre RSE, car la RSE fait maintenant partie de notre vie quotidienne, et parce que la RSE c’est aussi, définitivement, du business !

L’intérêt économique de s’engager dans la responsabilité sociétale de l’entreprise est évident et manifeste. Les trois P (personnes, planète, profit) forment désormais le triple résultat. Une marque très connue a dit « Just do it ». Un homme célèbre a dit « Yes we can ». Je ne peux qu’ajouter « Now we must » : maintenant, nous devons nous y mettre !

Frédéric Fougerat

Retrouvez sur FOCUS RH la tribune de Frédéric Fougerat sur la RSE

Retrouvez en vidéo la stratégie RSE du Groupe Elior: The Positive Foodprint Plan 


BRAND MANAGEMENT ET TRANSFORMATION NUMERIQUE, PAR PHILIPPE SALLE, PDG ELIOR GROUP

Interview de Philippe Salle, dans le BrandNewsBlog

C'est le PDG du groupe Elior, Philippe Salle, qui se retrouve, cette semaine, invité de marque du BrandNewsBlog d'Hervé Monier.

Nous vous laissons prendre connaissance de l'intégralité de l'interview, directement sur le site du BrandNewsBlog, et vous proposons ci-après un extrait sur la communication :

Philippe Salle - invité de marque BrandNewsBlog

>> Le BrandNewsBlog : La communication d’Elior Group est également reconnue pour son efficacité, et je crois savoir que c’est une discipline à laquelle vous accordez une importance particulière. Pour preuve, depuis des années, au fil des différentes sociétés que vous avez dirigées, vous n’avez cessé de renouveler votre confiance au même dircom, qui vous a toujours suivi : Frédéric Fougerat, l’un des communicants français les plus réputés [excellent blogueur de surcroît !]. En quoi la communication est-elle stratégique à vos yeux en entreprise, et pourquoi la relation de confiance entre un dirigeant et son/sa dircom est-elle aussi importante ?


Philippe Salle : Avant même d’être stratégique, la communication doit satisfaire à des obligations réglementaires et légales, notamment dans une société cotée. Pour cette seule raison, la considérer comme un gadget serait une erreur. Par ailleurs, la communication reste souvent une discipline mal connue. C’est une des plus récentes dans l’entreprise, et elle évolue très vite et en permanence. Elle doit s’adapter à l’évolution des pratiques liées à l’émergence de nouveaux outils et médias. Aujourd’hui, le partage de l’information, devenu instantané, réalisable par chacun, sans barrière géographique, sans filtre ni expertise, peut fragiliser une réputation rapidement.
La communication doit donc désormais traiter avec le même niveau d’attention et d’exigence la notoriété et la réputation. Elle doit savoir valoriser le discours et l’image de l’entreprise, et disposer de la veille et de la réactivité nécessaire à préserver la réputation. Elle doit à la fois jouer d’outils corporate traditionnels et innover pour investir des champs nouveaux, disposer de bases solides et anticiper les nouvelles tendances et pratiques, voire les inventer.
Pour fonctionner, le binôme PDG-DirCom doit s’appuyer sur une relation de confiance forte et sur une complicité intellectuelle, ce qui n’exclut pas des personnalités différentes ou complémentaires. Mon directeur de la communication a une double responsabilité. D’une part, il doit savoir traduire et exprimer ma vision de l’entreprise et ma stratégie, dans le discours, l’image et les actions de communication. D’autre part, il doit être capable d’organiser et animer une équipe aux compétences variées, avec des métiers aussi différents que l’écriture, l’édition, l’architecture web, la communication financière, la logistique évènementielle, la production vidéo ou le community management.
Frédéric réunit cette sensibilité et cette capacité, qu’il a pu exprimer à mes côtés chez Vedior, Geoservices, Altran et aujourd’hui Elior Group. Nous avons toujours réussi à renforcer l’image de ces groupes, en valorisant leurs succès et la qualité des hommes et des femmes qui les composent. Ce travail est régulièrement primé, notamment dans des compétions internationales, voire copié, ce qui est peut-être la plus belle des récompenses.

L'interview intégrale sur le BrandNewsBlog

Crédit photo : Patrick Gaillardin

Citation communication - Philippe Salle

CLASSEMENTS DE L'INFLUENCE DES DIRECTEURS DE COMMUNICATION DES GRANDS GROUPES

L'influence sur les réseaux sociaux désormais mesurée et publiée !

La communication était encore peu touchée par les indicateurs de performance, encore moins par leur publication. Cette situation est assurément en train d'évoluer avec l'arrivée de plus en plus fréquente de classements sur l'influence, basés sur les performances sur les réseaux sociaux.

TOP 10 DirCom - MakeMeStats Avril 2017 - Frederic FOUGERAT

Ci-après, les deux derniers en date : le TOP 10 de MakeMeStats, et un TOP 30 de L'important. On y retrouve dans les deux cas de grandes marques et de grands groupes comme Elior Group (que j'ai l'honneur de représenter @fredfougerat), Generali (@Mc-Lanne), La Poste (@nathqueecole), Dassault Aviation (@Stephane_Fort), Axa (@Eric-Lemaire et @19_zaz), EDF (@julienvilleret), Orange (@BeaMandine), Bouygues (@Pierre_Auberger) et Enedis (@robindevogelaer).

 

TOP 30 DIR COM - L'Important Avril 2017

JOURNEE DE LA TERRE

Elior Group présente son Positive Foodprint Plan

A l'occasion de la journée de la terre (#EarthDay), Elior Group présente en vidéo sa stratégie RSE 2025 baptisée Positive Foodprint Plan (#PositiveFoodprint).

La vidéo de présentation du Positive Foodprint Plan

Le Positive Foodprint Plan

Campagne réalisée avec l'agence Salter Baxter (Publicis Groupe), à suivre également sur Twitter.

Frederic FOUGERAT Elior Group Positive Foodprint Plan

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TRIBUNE DE FREDERIC FOUGERAT ET DE BENOIT REPOUX

Faut-il parler franglais pour paraître plus business ?

Peu importe la taille de l’entreprise, le service concerné ou les sujets à l’ordre du jour. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de ne pas être enseveli sous une avalanche de termes anglais dans un échange professionnel. Nous utilisons quotidiennement sans même nous en rendre compte des mots comme deadline, benchmark, homepage, toolkit, brainstorm… Pourtant, la plupart possède un ou plusieurs équivalents dans la langue française. L’abus de franglais dissimule-t-il un manque de fond ? S’agit-il d’une simple posture, plutôt ridicule ? Peut-il constituer un handicap social, par manque d’empathie ou par mépris envers ses interlocuteurs ? 

Frederic Fougerat et Benoit Repoux - Digital Awards 2016

« J’ai checké : il y a un meeting en confcall, plug-toi pour les incentiver sur les KPI, ça aidera la team à être awardée ! ». Si cette phrase n’est pas une citation directe, elle n’est pas non plus une exagération grossière. Elle illustre simplement le ridicule d’une situation que chacun(e) rencontre à longueur de journée : des francophones qui inondent leurs phrases d’expressions anglophones.

Nos concitoyens n’étant pas réputés pour leur maîtrise de la langue de Shakespeare, cela occasionne en plus des situations cocasses où les accents douteux donnent lieu à des interprétations toutes personnelles de ce vocabulaire exotique. Bien sûr, l’omniprésence de ces formules toutes faites peut s’expliquer par la constitution d’équipes internationales et multiculturelles, mais dans ce cas, autant passer directement à l’anglais plutôt que de mutiler non pas un langage, mais deux.

Parler pour ne rien dire

Il est permis de s’interroger sur les raisons profondes de ces emprunts linguistiques répétés, qui dérivent vers le barbarisme quand on préfère inventer plutôt que de réfléchir. « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément », écrivait Nicolas Boileau au XVIIe siècle, empruntant au poète latin Horace. Dès lors, pourquoi recourir si fréquemment à une autre langue, sinon pour nimber ses propos d’un certain flou artistique ?

La tentation est grande : ça sonnerait mieux, ça pourrait donner l’air compétent… au risque de ne pas toujours savoir ce que l’on raconte vraiment, et de paraître totalement ridicule. C’est même possiblement dangereux ou méprisant à l’endroit d’un interlocuteur embrouillé par l’effort nécessaire et la concentration supplémentaire qu’exige le passage permanent d’une langue à l’autre. Il suffit de voir combien l’exercice de la reformulation en termes courants est laborieux pour se rendre compte de l’absurdité de la chose. Bien sûr, c’est parfois pertinent, quand l’anglais s’impose ou que le français ne propose pas de synonyme, mais c’est plutôt l’exception que la règle.

Sacrifier la précision du propos

Tout aussi gênant, l’emploi excessif de mots étrangers exclut de fait celles et ceux qui ne maîtrisent pas les codes à la mode, nuisant ainsi à la fluidité des échanges et à la communication des idées. La liste est longue de ces raccourcis langagiers qui ont envahi notre quotidien sans raison valable. Par facilité, par paresse, pour faire effet, paraître plus business ou simplement faire comme d’autres : rien qui ne justifie de sacrifier la précision du propos, surtout si tout le monde n’est pas sur la même longueur d’ondes.

Sans se faire le chantre de la loi Toubon, dont le bilan est assurément positif pour la langue française, force est de constater que l’on respecte de moins en moins le patrimoine culturel représenté par notre langue. Il ne s’agit pas là d’un combat d’arrière-garde, comme le montre la question très actuelle de l’écriture inclusive ou la nécessaire défense de l’écriture typographique.

Choisir ses mots et ses combats

Vouloir préserver la place du français, ce n’est pas rejeter l’anglais, langue universelle qui nourrit la nôtre et dans laquelle sont forgés de nombreux concepts innovants, notamment pour le marketing (!) et la communication. Il s’agit au contraire de mieux en tirer parti, puisqu’elle est à notre disposition comme de nombreux autres outils. Promouvoir la langue française, ce n’est pas non plus nécessairement vouloir créer ou imposer des traductions qui lutteront toujours contre les dénominations originales. Qui peut raisonnablement penser que courriel et gazouillis remplaceront un jour e-mail et tweet ?

« J’ai vérifié : il y a une réunion téléphonique, tu peux y participer pour leur expliquer l’importance des indicateurs de performance, ça aidera l’équipe à gagner des prix ! ». Comparée à sa version franglaise, cette phrase peut sembler banale, voire bavarde, mais elle a le mérite d’être claire et compréhensible. La personne qui la prononcera ne sera pas moins crédible… et le sera peut-être même plus, en s’attirant la bienveillance de ses interlocuteurs pour l’effort accompli et en conservant ainsi toute leur attention. Et au pire, elle se sera juste exprimée normalement, correctement, en français.

Frédéric Fougerat, directeur de la communication Elior Group

Benoît Repoux, conseiller éditorial à la direction de la communication Elior Group

Retrouver la tribune de Frédéric Fougerat et Benoït Repoux sur le site de Focus RH

Citation Frederic Fougerat - franglais

Crédit photo : Frédéric Fougerat et Benoît Repoux aux Digital communication awards 2016 - Berlin


TRIBUNE COMMUNICATION DE FREDERIC FOUGERAT

Un directeur de la communication est un décideur, pas un démocrate !

Diriger la communication d’une entreprise n’est pas un exercice démocratique. Il ne s’agit pas de chercher à plaire au plus grand nombre ou à créer un consensus autour de soi. Une bonne communication n’est d’ailleurs pas nécessairement celle qui va faire plaisir, mais celle qui sera efficace.

Stratégie de communication - Frederic Fougerat

Un directeur ou une directrice de la communication ne doit donc pas avoir pour première qualité d’être un démocrate. Ce doit être un décideur, capable d’avoir une vision globale, et de mettre en œuvre une stratégie pour atteindre des objectifs. Il est question de l’image et la réputation de l’entreprise, dont l’impact sur ses activités ne doit pas être sous-estimé.

Associer sens politique et intuitions

Les premières compétences requises en appellent à la fois à l’expertise professionnelle et aux talents personnels de l’homme ou la femme en charge de diriger la communication. Il ou elle doit, pour commencer, baser son raisonnement sur des intuitions. Associées à un sens politique développé, ses intuitions lui permettront de ressentir l’ambiance d’un environnement professionnel et d’évaluer des sensibilités.

Comprendre les besoins et les aspirations de celles et ceux qui composent cet environnement professionnel lui permettra de réaliser sur quel chemin se trouve l’entreprise et d’imaginer dans quelle direction orienter la communication pour l’amener là où l’exécutif souhaite la voir se positionner, tant en matière d’image que de discours.

Se forger des convictions, se projeter dans le futur

Consulter, écouter, observer permet de découvrir et d’analyser la situation ou la position d’une entreprise, de qualifier ses besoins et les attentes de ses dirigeants, comme celles de ses collaborateurs.

Ce travail préalable d’approche est indispensable au directeur ou à la directrice de la communication pour se forger des convictions. Ces convictions, associées à son expérience et à sa faculté à se projeter dans le futur, lui permettront d’imaginer un univers artistique et des pistes rédactionnelles pour créer de nouveaux territoires de communication, éventuellement une nouvelle identité, une nouvelle politique, une nouvelle stratégie.

La synthèse de ce travail lui donnera également une vision globale de cette nouvelle politique de communication à installer, une vision qu’il lui faudra ensuite être capable de partager avec l’ensemble des professionnels qui l’entourent, collaborateurs et prestataires. Mais la partager ne veut pas dire la remettre en cause en fonction des humeurs, des avis ou des commentaires, plus ou moins éclairés, bienveillants ou raisonnables des uns et des autres.

Surpasser les critiques plus affectives que professionnelles

La responsabilité d’un directeur ou d’une directrice de la communication est également de s’engager. Il lui appartient de donner la direction, de garder le cap, et de refuser de travailler sous influences, afin de pouvoir assumer les résultats de sa politique.

Un directeur ou une directrice de la communication doit, aussi, avoir la force d’encaisser et de surpasser des critiques habituellement plus affectives que professionnelles. Il faut évidemment passer outre les réactions personnelles du type "j’aime" ou "je n’aime pas" pour se concentrer sur ses objectifs et l’efficacité de son action. Il est même nécessaire être capable d’aller à l’encontre de ses propres goûts, de sa propre sensibilité, de ses propres aspirations, afin de ne jamais être détourné de ses objectifs par ses tentations ou son appétence.

Parce que cette somme de considérations personnelles ne peut pas constituer une stratégie de communication, parce qu’un avis non éclairé ne peut pas se substituer à une expertise professionnelle, parce que la démocratie participative est paralysante ou contreproductive en matière de communication, dans l’exercice de sa mission, un directeur de la communication ne peut donc pas être un démocrate. Ça aussi, il faut être capable de l’assumer.

Frédéric Fougerat (@Fredfougerat)

 

PARTENARIAT D'IMAGE ET DE COMPETENCE

Michaël Jérémiasz s'engage avec Elior Group

Elior Group annonce, ce jour, la signature d’un partenariat de compétence et d’image avec Michaël Jérémiasz, n°1 mondial de tennis, quadruple médaillé paralympique et porte-drapeau de l’équipe de France Rio 2016. Figure emblématique des jeux de Rio, Michaël Jérémiasz rejoint Elior Group pour partager son énergie positive et son expérience de sportif de haut niveau, particulièrement utile dans un grand groupe de service, où la place de l’humain est essentielle, au cœur de ses valeurs, comme de sa stratégie RSE, le Positive Foodprint Plan.

Pour Frédéric Fougerat, directeur de la communication d’Elior Group, « Michaël Jérémiasz est une personnalité hors normes, attachante, bienveillante et motivante. Il a un rôle à jouer dans la dynamique du Groupe, initiée depuis deux ans par Philippe Salle. La force de sa personnalité aura un impact positif sur les équipes, comme sur notre communication ». 

« Je suis très heureux de ce partenariat avec Elior Group, une entreprise très engagée autour du sport et du handicap. Et ravi également de collaborer avec son directeur de la communication, Frédéric Fougerat, avec qui je partage un grand nombre de valeurs humanistes essentielles à mes yeux », souligne Michaël Jérémiasz.

Frederic Fougerat, DirCom Elior Group, Michael Jeremiasz et Agathe Weil, DirCom France - Credit photo Elior

Photo : Frédéric Fougerat, directeur de la communication Elior Group, Michaël Jérémiasz, Agathe Weil, directrice de la communication France

Crédit photo : Elior Group

QUI EST DIRECTEUR DE LA PUBLICATION ?

Règles de désignation du directeur de la publication

Toute publication de presse doit avoir un directeur de la publication. Mais sa désignation n’est pas libre.

Frederic Fougerat -Qui_designe directeur publication

Étonnamment, beaucoup de publications, imprimées ou web, ont pour directeur de la publication, au choix, le directeur ou la directrice de la communication de l'organisation publique ou privée éditrice, la directrice ou le directeur du marketing, le responsable de la com’ qui pilote la rédaction, la chargée de com’ qui pilote le site web... Avant d’être une faute professionnelle pour des communicants, c’est déjà une faute juridique !

Le directeur de la publication porte la responsabilité pénale d'une publication, et les conséquences juridiques peuvent être très importantes. Sa désignation n'est donc pas libre. Elle est très clairement précisée par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, pour la presse papier, et par la loi du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle pour « tout service de communication au public par voie électronique ».

Directeur de la publication pour une publication imprimée

C’est donc l’article 6 de la loi du 29 juillet 1881 qui édicte les règles en matière de désignation du directeur de la publication, qui est, s’il s’agit d’une personne physique, le propriétaire ou locataire-gérant de l’entreprise éditant le journal. Dans le cas particulier des sociétés anonymes à directoire et conseil de surveillance, c’est le président du directoire ou le directeur général unique. Dans les autres cas, c’est le représentant légal de l'entreprise éditrice.

Codirecteur de la publication pour une publication imprimée

Si le directeur de la publication jouit de l'immunité parlementaire dans les conditions prévues à l'article 26 de la Constitution et aux articles 9 et 10 du protocole du 8 avril 1965 sur les privilèges et immunités des communautés européennes, l'entreprise éditrice doit nommer un codirecteur de la publication choisi parmi les personnes ne bénéficiant pas de l'immunité parlementaire et, lorsque l'entreprise éditrice est une personne morale, parmi les membres du conseil d'administration, les membres du directoire ou les gérants, suivant la forme de ladite personne morale.

Le codirecteur de la publication doit être nommé dans le délai d'un mois à compter de la date à partir de laquelle le directeur de la publication bénéficie de l'immunité décrite ci-dessus. Le directeur et, éventuellement, le codirecteur de la publication doivent être majeurs (voir ci-après une évolution de la loi depuis 2017 sur les mineurs de 16 ans révolus), avoir la jouissance de leurs droits civils et n'être privés de leurs droits civiques par aucune condamnation judiciaire.

Toutes les obligations légales imposées au directeur de la publication sont applicables au codirecteur de la publication.

Directeur de la publication pour une publication web

Pour une publication web, les règles en matière de désignation du directeur de la publication sont édictées par la loi du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle, plus particulièrement son article 93-2 qui énonce qui doit être directeur de la publication de « tout service de communication au public par voie électronique ». Il s’agit, lorsque le service est fourni par une personne morale, de son président du directoire ou du conseil d'administration, de son gérant ou de son représentant légal, suivant la forme de la personne morale. Lorsque le service est fourni par une personne physique, il s’agit de cette dernière.

Codirecteur de la publication pour une publication web

Si le directeur de la publication web bénéficie d’une immunité parlementaire aux conditions évoquées précédemment, il doit désigner un codirecteur de la publication. Pour les publications en ligne, contrairement à une publication imprimée, le codirecteur de la publication a la possibilité d’être nommé parmi les membres des instances dirigeantes de la structure.

Pour un mineur de 16 ans révolus

Depuis 2017, aussi bien pour les publications papier que pour les publications en ligne, il est possible pour un mineur de 16 ans révolus d’être directeur ou codirecteur de la publication de journaux/écrits périodiques ou d’une publication en ligne réalisés bénévolement. La responsabilité de ses parents ne peut être engagée (sur le fondement de l’article 1242 du Code civil - ex 1384- sur la responsabilité du fait d'autrui) que s’il a « commis un fait de nature à engager sa propre responsabilité civile dans les conditions prévues par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ».

 

REMERCIEMENTS - La mise à jour de cette note, préalablement publiée sur DirComLeBlog, a été réalisée avec l’aide du cabinet d’avocats HMV, spécialisé dans le droit de la propriété intellectuelle et des nouvelles technologies, des médias et de la communication.

Suivre les publications du cabinet d'avocats HMV

LA COMMUNICATION EST-ELLE UN VRAI METIER ? PAR FREDERIC FOUGERAT

La communication est un écosystème de métiers qui évolue à très grande vitesse

Certains ne le savent peut-être pas, mais la communication est un métier avant d’être une fonction. On peut même dire aujourd’hui que ce sont plusieurs métiers, qui se combinent dans le cadre d’une fonction loin d’être accessible à tous !

Contrairement aux experts-comptables ou aux avocats, pour ne citer que deux exemples emblématiques, ce n’est pas un diplôme opposable qui donne accès à la fonction de dircom (directeur/directrice de la communication), mais un nombre conséquents de compétences mêlées : stratégiques, artistiques, juridiques, graphiques, numériques, techniques… entre autres. Elles s’appliquent dans un grand nombre d’activités aussi diverses que l’édition, la réputation, les marques, les relations presse, l’évènementiel, le web, la communication de crise, financière, RH, interne… entre autres.

Si la communication est une des fonctions les plus fantasmées, désirées ou détestées, c’est surtout un écosystème de métiers qui évolue à très grande vitesse, principalement depuis l’explosion du numérique, et qui se transforme chaque jour. C’est une fonction qui s’est tardivement professionnalisée et qui exige toujours beaucoup de pédagogie, tellement elle semble insuffisamment connue, autant de la part de ceux qui pourraient la réduire à un gadget coûteux et futile, que d’autres qui s’imagineraient compétents pour l’exercer. Même les fiches métiers des organismes d’orientation, les formations proposées par certaines écoles, ou les références professionnelles des cabinets de recrutement ou des services RH sont dépassées.

N’est pas communicant qui veut

N’est pas communicant celui qui aurait une idée, préfèrerait le vert au bleu, ou s’exprimerait avec aisance devant une assemblée.

Est communicant celui qui sait exploiter une idée et la valoriser, donner du sens au choix d’une couleur, écrire un discours impactant à prononcer devant une assemblée.

N’est pas communicant celui qui parle le plus fort et ou impose ses vues, mais plutôt celui qui sait convaincre et parfois même se taire !

Vision globale d’un projet, d’une stratégie

Est communicant celui ou celle qui est capable d’avoir une vision globale d’un projet, qui s’inscrit dans une stratégie, qui en maîtrise et en assure la mise en œuvre, tant au niveau des moyens humains que budgétaires, en tenant compte des contraintes techniques, juridiques ou calendaires, avec des exigences opérationnelles et rédactionnelles, typographiques et graphiques ; celui ou celle qui est capable de gérer une réputation ou une crise, à une époque où l’instantanéité rythme les journées, au son des notifications des smartphones...

 

Lire la tribune complète de Frédéric Fougerat sur FOCUS RH

Frederic Fougerat-Quote communication

 

Vous pouvez retrouver toutes les tribunes de Frédéric Fougerat sur Le cercles Les Echos, et sur Focus RH 

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INNOVATION SOCIALE AU SIEGE MONDIAL ELIOR GROUP

Elior Group propose l'App Never Eat Alone aux 1 200 collaborateurs de son siège à la Défense, et lance la campagne #OnDejEnsemble ?

Pour rapprocher les collaborateurs, leur permettre de développer leurs réseaux, partager leurs centres d'intérêt ou simplement de ne pas déjeuner seuls, ou toujours avec les mêmes collègues, l'application Neaver Eat Alone vient d'être lancée au siège mondial du groupe Elior à La Défense (1 200 collaborateurs et collaboratrices et 5 restaurants).

Fondée par Marie Schneegans, Never Eat Alone permet de rapprocher les personnes, en fonction des centres d'intérêt, des besoins, des circonstances...autour de la pause repas. A chacun d'utiliser ce nouveau service, comme il l'entend, quand il le souhaite. 

Frederic Fougerat et Marie Schneegans

Frédéric Fougerat, directeur de la communication du groupe, était aux côtés de Marie Schneegans pour promouvoir ce nouveau service soutenu par une campagne de communication "#OnDejEnsemble ?" déployée par la direction de la communication interne Elior Group.

Never Eat Alone - Elior Group